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Mine et gouvernance


Ces activités de recherche sont réalisées dans le cadre de la réponse à l’appel à projet du CNRT « Activité minière et gouvernance locale », qui a été retenue. L’ensemble du projet regroupe 20 chercheurs appartenant à plusieurs institutions de recherche calédoniennes, australiennes, américaines et métropolitaines.

Objectifs

L’objectif est de mieux comprendre les fonctions et stratégies locales des opérateurs miniers, les réponses individuelles et/ou collectives des acteurs concernés localement ainsi que les effets de ces interactions sur les modes de gouvernances, les impacts économiques et sociaux des projets miniers.

Stratégies

Les travaux de l’axe III de l’IAC se sont focalisés sur la gouvernance d’entreprise, la Responsabilité Sociale des Entreprises [RSE] et la rhétorique des firmes multinationales. Un accent particulier a été mis sur la gestion de la sous-traitance minière, comme interface social avec l’Institut de Recherche sur le Développement et l’Université de la Nouvelle-Calédonie. En collaboration avec les chercheurs des différents instituts de recherche, une analyse comparative de la gouvernance de la sous-traitance et de la responsabilité sociale d’entreprise a été effectuée à l’échelle de la Nouvelle-Calédonie. Une étude est en cours de finalisation sur la rhétorique d’Xstrata Nickel et de Koniambo nickel, leurs principes et valeurs défendus dans le cadre d’un projet minier.

La contextualité des faits constituent un élément de compréhension des pratiques des opérateurs miniers, avec une certaine primauté au caractère empirique des politiques socioéconomiques mises en place en collaboration avec les différentes parties prenantes. Cependant, une formalisation des procédures, des principes et valeurs défendus qui respectent les cadres règlementaires est également à l’œuvre. Les recherches ont également mis en exergue une gouvernance indirecte, en particulier dans la gestion de la sous-traitance, qui explique la difficulté à délivrer de l’information et à expliciter certains choix effectués durant la phase de construction de l’usine. De fait, les critiques sur le manque de transparence d’un opérateur minier ont toutes leurs raisons d’être. Dans ce contexte, les parties prenantes d’un projet minier sont, contrairement aux idées reçues, un ensemble de partenaires entretenant des rapports beaucoup plus distants que laisse penser l’appellation de parties prenantes. La rhétorique en présence dans l’usage des termes de communautés et de population est également révélatrice de cette distanciation qui créé des difficultés supplémentaires à la fonctionnalité des assemblées de parties prenantes. Cette rhétorique participe de la constitution de l’image de l’entreprise et complète les nombreuses allocations financières auprès de la société civile qui souhaite bénéficier des largesses des opérateurs miniers.

Partenaires

  • UNC
  • IRD
  • IRIS
  • CIRAD
  • Université de Melbourne (Aus)
  • Université Rutgers (USA)
  • CNRT-Nickel et son environnement
Durée : 3 ans

Financements
  • CNRT nickel et son environnement

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