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Formation des femmes aux métiers dits masculins


L’étude commandée par la direction de la formation professionnelle et continue du Gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, s’est intéressée aux enjeux liés à formation des femmes aux métiers habituellement occupés par les hommes.

Objectifs

Cette étude met en relief les déterminants tant positifs que négatifs de la formation des femmes aux métiers masculins. Plusieurs angles d’approches ont été choisis suivant les compétences des différents organismes de recherche partenaires de ce projet de recherche (Université de Rouen et IAC). L’IAC s’est vu confié la tâche d’étudier cette question de la formation des femmes aux métiers masculins en province Nord, en particulier l’interaction des femmes avec les organismes de formation et lors des échanges avec les conseillers en insertion.

Activités

Les travaux effectués par l’IAC ont permis de quantifier le nombre de formations pour adultes délivrées en province Nord, d’en faire une analyse de leur développement depuis la provincialisation et la phase de préparation du projet Koniambo. L’étude des interactions avec les organismes de formation, en particulier avec les conseillers en insertion, a mis en évidence une qualité de travail de proximité, par l’existence de pôles de formation à l’échelon communal, qui facilite l’intégration dans des formations. Le choix d’une formation à un métier dit masculin repose sur une affaire d’employabilité dans son lieu de résidence ou dans les communes qui le jouxtent. L’environnement social joue un rôle prépondérant dans l’insertion des femmes à des formations en même temps que les structures de formation. Les évolutions tant dans les représentations que dans les dynamiques sociales ont permis la réduction des freins à l’insertion des femmes dans les métiers habituellement occupés par les hommes. A l’heure actuelle, on trouve 25 à 50 % de femmes dans une cohorte de public dans certaines formations délivrées en province Nord (CFTMC à Poro, GSMA de Koumac) et près de 25 % des femmes qui font une demande de formation se dirigent vers des emplois masculins en province Nord. Les structures ont joué un rôle crucial, par leur déploiement sans précédent ; avant la provincialisation aucune formation postscolaire n’était délivrée après Bourail, et la diversification des formations non qualifiantes. Il y a aujourd’hui une quarantaine de formation en province Nord, le déploiementde organismes d’insertion et de formation s’est également accentué en 2003 suite à une nouvelle répartition des compétences provinciales en matière de gestion de l’offre et de la demande d’emploi (Il y a une vingtaine de conseillers en insertion rattachés à CAP Emploi, la MLIJ et la DEFIJ).

La question de la parité en matière de formation n’est pas tant une affaire de genre que d’interaction entre les professionnels de la formation au sein de leurs nombreuses structures et leurs publics. Les freins constatés qui sont surmontables reposent sur les difficultés à gérer le nombre conséquent d’offre de formation et les considérations familiales et culturelles encore en vigueur auprès de certaines personnes. D’un point de vue politique, le processus de rééquilibrage en matière de formation continue est en très bonne voie.

Cette étude a été réalisée en 2010/2011, puis rendue publique lors d’une présentation au Gouvernement de la Nouvelle-Calédonie.

Partenaires
  • Gouvernement de la Nouvelle-Calédonie
  • Université de Rouen
Financements
  • Gouvernement de la Nouvelle-Calédonie
  • Direction de la Formation Professionnelle Continue
Durée : 1 an (réalisé en 2010-2011)



Contact
Sonia GROCHAIN
Tèl : (687) 47 76 16
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