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Rapport sur Appel à projet 2015

AMI-ecomine biotop txtCaractérisation et fonctionnement du système sol/plante/microorganismes dans les maquis miniers.
Perspectives d'application à la restauration écologique.


Amir H, L'Huillier L, Fogliani B, Cavaloc Y, Gensous S, Jourand P, Ducousso M, Majorel C, Hannibal L, Saintpierre D, Gunkel-Grillon P, Pagand P, Echevarria G, Mouchon LC, Bonis ML, Montarges-Pelletier E, Maggia L, et Wulff A.

2015

Rapport de convention sur fonds privés
Projet ECOMINE BIOTOP
CNRT "Nickel & son environnement",
Rapport final (décembre 2014), 315p.

Document confidentiel

Introduction
En Nouvelle-Calédonie, la restauration des sites miniers après extraction du nickel est rendue difficile par le caractère relativement extrême des milieux serpentiniques. Différents travaux de recherche ont été réalisés, surtout à partir des années 1980, en vue de maîtriser la revégétalisation de ces sites. Après quelques essais avec des espèces végétales compétitives et à croissance relativement rapide, mais peu adaptées aux substrats ultramafiques, les travaux ont été focalisés essentiellement sur le choix d'espèces indigènes pionnières, pour la revégétalisation, et la maîtrise de leur culture (Jaffré et Pelletier 1992). L'intérêt ne s'est porté de façon claire sur le substrat et sa microflore qu'en 2003 avec le colloque sur la restauration écologique qui s'est tenu à Nouméa et qui a notamment préconisé l'utilisation systématique du topsoil lorsque c'est possible (Amir et al. 2003). Le nouveau code minier a dynamisé ces recherches en introduisant une réglementation plus contraignante de la revégétalisation des sites miniers. Des avancées significatives ont été ainsi obtenues depuis quelques années et une revégétalisation dans l'optique d'une restauration écologique, avec une diversité minimale d'espèces natives est désormais pratiquée dans la majorité des opérations de réhabilitation. Toutefois un certain nombre de difficultés persistent et des améliorations importantes peuvent encore être apportées, à condition d'approfondir nos connaissances sur les différents déterminismes qui conditionnent le développement, l'adaptation et la diversité des plantes en milieu ultramafique.

Quatre aspects nécessitent en particulier des recherches précises pour mettre au point une véritable technologie de la restauration écologique des terrains miniers :

  • . Une meilleure connaissance des processus de germination et de la phase postgerminative, notamment dans les conditions naturelles, ainsi que des conditions de conservation des graines, pour les diverses espèces utilisées en revégétalisation
  • . Une bonne connaissance des topsoils, de leurs potentialités physico-chimiques et microbiologiques (notamment symbiotes), ainsi que des conditions de conservation de ces potentialités.
  • . Une bonne maîtrise des amendements organiques et minéraux du sol.
  • . Une connaissance minimale de la diversité génétique des espèces végétales utilisées.

Le projet Ecomine BioTop est conçu en réponse à ces problématiques ; il est structuré en 4 volets : le premier concerne le topsoil et sa gestion ; le deuxième traite des symbioses mycorhiziennes et leur optimisation en relation avec des amendements minéraux et organique des sols ; le troisième étudie le fonctionnement géochimique des topsoils, notamment spéciation des métaux et la matière organique; enfin le quatrième volet concerne une étude sur la diversité génétique d'espèces endémiques pouvant servir de modèle pour des études ultérieures plus systématiques. (...)