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Rapport de synthèse bibliographique 2016

2016-MIL-rapp biblioLes chauves-souris insectivores de la Nouvelle-Calédonie. Etat de l'art et comparaison avec les espèces du Pacifique.



Millon L
, et Brescia F.

(août) 2016

Rapport de synthèse bibliographique, 82p.


Accès libre



Ce rapport présente un état des lieux des connaissances sur l'écologie et la biologie des espèces de chauves-souris insectivores de Nouvelle-Calédonie.

Taxonomie : La Nouvelle-Calédonie possède cinq espèces de chauves-souris insectivores : le chalinolobe néo-calédonien (Chalinolobus neocaledonicus); le minioptère australasien (Miniopterus australis); le minioptère de Mélanésie (Miniopterus macrocneme); le minioptère des îles Loyauté (Miniopterus robustior); le nyctophile néo-calédonien (Nyctophilus nebulosus).

Gîtes diurnes : La majorité des espèces de Chalinolobus et de Nyctophilus dans le Pacifique gîtent dans des arbres, alors que les espèces appartenant au genre Miniopterus gîtent dans des grottes.

Habitat : Les forêts sont les habitats majoritairement utilisés par les espèces des genres Chalinolobus, Miniopterus et Nyctophilus. Les espèces appartenant au genre Chalinolobus utilisent aussi des habitats ouverts.

Alimentation : Les proies principales de ces trois genres sont les lépidoptères et les coléoptères.

Reproduction : Dans le Pacifique, la majorité des femelles, tous genres confondus, sont gestantes de septembre à novembre. Les mises-bas se produisent en moyenne d'octobre à janvier.

Bioacoustique : A l'heure actuelle, les niches acoustiques des Chalinolobus neocaledonicus et Miniopterus robustior sont décrites pour chacune des espèces. Les niches acoustiques de M. australis et M. macrocneme ne sont pas discernables.

Description : Localement, le Chalinolobus est reconnaissable grâce à un appendice de peau en forme de lobe aux coins des lèvres. Le Nyctophilus est reconnaissable grâce à ses grandes oreilles. Les Miniopterus, malgré leur taille différente, sont plus difficiles à discerner.

Conservation : Pour mieux protéger ces espèces et appréhender les impacts des activités humaines, il est important de connaître leurs besoins en termes d'habitat de chasse, d'habitat de repos (qui offre des gîtes en quantité suffisante) et la distance que ces espèces peuvent parcourir entre ces deux types d'habitats. Pour limiter aussi les dérangements dus aux activités humaines en période de reproduction, il faudrait décrire avec précision les débuts des périodes de gestation et de mise-bas des différentes espèces.



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