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Rapport scientifique 2016

2016 Bioindic 1 an FINAL Format CNRT-txtIdentification d'indicateurs biologiques du fonctionnement des écosystèmes miniers restaurés (acronyme : « Bioindic »).

Rapport intermédiaire du projet Recosynth 2016.



Carriconde F
, Fogliani B, Ititiaty Y, Lelièvre M, Letellier K, Maggia L, L'Huillier L, Amir H, Cavaloc Y, Ducousso M, Galiana A, Hannibal L, Jourand P, et Lebrun M.

(août) 2016

Rapport Scientifique sur appel à projet, 27p.

CNRT "Nickel & son environement"
IAC/CIRAD/UNC/IRD/Univ.Montpellier


Sur demande



Les espèces s'éteignent aujourd'hui à un rythme supérieur à celui du bruit de fond de l'extinction naturelle (MEA, 2004) et de nombreux milieux subissent des pressions exercées par les activités anthropiques (Ellis & Ramankutty, 2008). Face à ces constats, une prise de conscience internationale a émergé sur la nécessité de préserver la diversité du monde du vivant et de restaurer les écosystèmes dégradés (Couvet & Teyssèdre-Couvet, 2010).

Dans ce contexte global, qu'en est-il de la Nouvelle-Calédonie ? La mise en place au cours des temps géologiques de sols issus de l'altération des roches ultramafiques, qui se caractérisent notamment par de faibles teneurs en éléments nutritifs ainsi que par de fortes concentrations en métaux lourds, est en partie à l'origine d'une diversité biologique riche et exceptionnelle. Les teneurs extrêmement élevées en nickel de ces sols ont également pour conséquence une exploitation minière intensive qui risque de s'accroître dans les prochaines années (L'Huillier & Jaffré, 2010). L'exploitation minière, couplée à d'autres menaces, est responsable d'une forte dégradation des milieux naturels terrestres. La Nouvelle-Calédonie n'échappe donc pas à « la règle ».

Depuis les années 1970, des actions de revégétalisation visant à remettre en place un couvert végétal ont été développées. Au cours de ces dernières décennies, les pratiques de revégétalisation ont largement évoluées. Ces changements résultent en partie d'une meilleure connaissance de la biologie des espèces végétales, ainsi que de la volonté de développer des actions de restauration écologique, i.e. d'essayer de rétablir au plus proche la diversité, la structure et les fonctions des écosystèmes d'origines. La dynamique et le rétablissement de fonctions vont tout particulièrement dépendre du paysage dans lequel se situe la zone restaurée, ainsi que de la connectivité fonctionnelle (i.e. la dispersion efficace) entre les différents éléments du paysage. Afin d'identifier le statut d'un écosystème restauré, ainsi que sa dynamique, un nombre croissant de travaux utilisent, les végétaux et les microorganismes du sol comme indicateurs biologiques (Banning et al., 2011 ; Harris, 2003 ; Jaunâtre et al., 2013).



 

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