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Soutenance de thèse Yawiya ITITIATY

 Soutenance de la thèse « Etude sur la dispersion/germination en lien avec la dynamique des écosystèmes restaurés: le cas du plateau de Goro en Nouvelle-Calédonie »

Par Yawiya ITITIATY, pour obtenir le grade de Docteur,

zone restuare

Jeudi 02 mai 2019 à 17h à l'Université de la Nouvelle-Calédonie (Amphi 400)

Résumé : 

La Nouvelle-Calédonie est reconnue comme l’un des principaux « hotspots » de la planète. Sa biodiversité exceptionnelle tant au niveau végétal qu’animal est menacée par le développement rapide des activités humaines, notamment les activités minières et les feux. Ces menaces anthropiques entrainent une fragmentation des habitats, connue comme l’une des principales sources d’érosion de la biodiversité. Les milieux naturels impactés se doivent d’être restaurés pour maintenir les services écosystémiques qu’ils rendent. Pour ce faire des travaux de revégétalisation ont débuté dès les années 70 mais l’utilisation d’espèces natives est plus récente (années 90). Ce n’est qu’à partir des années 2000 que l'on passe à une véritable restauration écologique car les études se sont focalisées sur l'écologie et la biologie de ces espèces végétales notamment de leur cycle reproducteur. Ce travail de recherche vient en appui aux études précédentes et a eu pour objectif principal (1) de caractériser la dispersion et la germination d'espèces végétales du plateau de Goro, présentes à la fois en milieu forestier et en maquis mais aussi (2) d’évaluer la trajectoire d’essais de plantation menés sur cette zone en lien avec les traits de vie des espèces composant les végétations environnantes. Pour répondre à ces objectifs, une base de données a été implémentée comprenant les caractéristiques de dispersion, de dormance et de la tolérance à la dessiccation des graines de 407 taxons retrouvés en maquis ou à la fois en maquis et en forêt. De plus, une évaluation du progrès de rétablissement de zones anciennement revégétalisées par plantation a été réalisée à partir des relevés et des mesures effectués sur la végétation plantée (diversité, densité et croissance), sur les recrûs (diversité, densité, provenance et dispersion) et dans les milieux naturels environnants. Enfin, des inventaires dans les végétations des milieux naturels de la zone ont permis de caractériser leurs structure et composition, de montrer la présence d’une succession écologique et d’identifier une liste d’espèces végétales dites « candidates » à prioriser dans les futurs projets de restauration. Douze d’entre-elles ont fait l’objet d’un suivi phénologique et onze ont été récoltées (fruits/graines) pour faire l’objet d’une caractérisation. A ces dernières s’est ajoutée une espèce collectée de manière opportuniste. Ce travail de recherche a permis d’améliorer les connaissances liées à la restauration écologique et permet in fine, d’émettre des recommandations à l’attention des gestionnaires en matière de recherches futures et d’envisager la mise en place de continuités écologiques (vision paysagère et écologie des populations) prenant en compte les traits de vie des espèces (écologie des organismes).

 

Composition du jury

Françoise Corbineau, Professeur, Université de Pierre et Marie Curie 1, Rapporteur

Thierry Dutoit, Directeur de recherches au CNRS,  Rapporteur

Eric Vidal, Directeur de recherche, IRD,  Examinateur

Valérie Burtet-Sarramégna,  MCF, Université de la Nouvelle-Calédonie, Examinateur

Stéphane Mc Coy, Responsable du service préservation de Vale NC, Examinateur

Bruno Fogliani, Chercheur HDR et directeur adjoint de l’IAC, Directeur de thèse

Fabrice Brescia, Chercheur IAC, co-encadrant

 

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